Comment énerver une hôtesse de l'air

Être hôtesse de l’air ou steward n’est pas forcément une sinécure. Que ce soit sur un vol d’une heure ou de huit, il faut garder le sourire, assurer la sécurité des passagers et répondre à leurs demandes et questions qui frôlent parfois le degré 0 de l’intelligence, sans parler des comportements très limites. Comment énerver une hôtesse de l’air? Voici quelques exemples.

Le mépris

« En fait, vous n’êtes rien d’autre que des barmaids, mais en l’air non? ». Voilà une phrase qui au mieux vous vaudra un sourire crispé, au pire un regard qui vous tuera sur place. Même si une partie du travail du personnel navigant est en effet de servir des boissons et des plateaux-repas, limiter leur travail à ces deux tâches est à la fois très réducteur et passablement méprisant. Commentaire à proscrire si vous voulez passer un bon vol.

Le maniaque du bouton

Ah, qu’il est pratique ce petit bouton sur l’accoudoir ou au plafonnier qui permet de solliciter l’attention d’une hôtesse ou d’un steward d’une simple pression de l’index. Biiim! « Un verre d’eau s’il vous plait »… Biiim! « Vous auriez un deuxième oreiller? » Biiim! « ..et une couverture aussi s’il vous plait »… Biim! « Vous savez à quelle heure on arrive? » Biiim! Au bout de la 5e demande en moins d’une heure, l’hôtesse devrait avoir perdu son sourire, à moins qu’elle soit particulièrement patiente.

Le frustré de la première classe

Il y a des toilettes en première classe, mais elles sont réservées aux passagers… de la première classe! Et pour bien vous le faire comprendre, il y a un rideau qui sépare les deux sections. Mais bon, vous n’avez pas compris, et allez malgré tout de l’autre côté du rideau, chez les « premières classes ». L’hôtesse qui officie dans cette section ne manquera pas de vous rappeler que vous n’avez rien à faire là. Au bout de la deuxième ou troisième incursion dans cette section, vous allez l’énerver, tenez-vous-le pour dit.

Hotesse enervement

Ma valise est trop lourde!

Vous n’avez pas voulu enregistrer votre bagage qui est à la limite de pouvoir être accepté en cabine. Il est extrêmement lourd. Ne considérez pas le personnel navigant comme vos esclaves. Si vous prenez pour acquis que c’est à eux de ranger votre valise, vous allez immanquablement vous attirer l’antipathie du personnel. Ils peuvent éventuellement aider, mais c’est à vous de ranger vos affaires.

Le dragueur / la dragueuse lourd(e)

S’il n’y a pas de mal à courtiser avec élégance, à faire quelques compliments subtils, il est en revanche parfois très gênant de se faire ouvertement draguer, sans classe, et à répétition. Certaines personnes sont trop directes ou insistantes et au bout de quelques sollicitations, ça peut devenir carrément une forme de harcèlement. Surtout si le vol dépasse les 10 heures!

Le serial curieux

La curiosité est une belle qualité, elle est le signe que l’on s’intéresse à ce qui nous entoure, aux choses que l’on ne comprend pas. Cela dit, une hôtesse de l’air ou un steward n’est pas une forme de Wikipedia vivant. "C’est quoi la ville que l’on survole présentement? Combien y a-t-il d’habitants dans notre ville d’arrivée? Quelles sont les probabilités qu’un avion de votre compagnie s’écrase en mer? Quelle température fera-t-il dans trois jours à La Havane?". Une question de temps en temps, ça va. Toutes les trois minutes, ça risque de générer des grincements de dents. 

Bébé à bord

« S’il vous plait, vous pouvez dire à ce bébé qui ne fait que pleurer depuis le décollage de se taire, je voudrais dormir ». Bien sûr, c’est tout à fait possible… ou pas! Les hôtesses n’ont pas encore de pouvoirs magiques alors il va falloir prendre votre mal en patience et enfoncer vos bouchons un peu plus profondément dans vos oreilles…

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