Le goût de voyager? Une histoire de gènes!

Jeune homme qui regarde les montagnes

Vous avez des fourmis dans les jambes à la simple idée de partir en voyage? La raison pourrait bien être... dans vos gênes!

De nombreuses études ont en effet démontré qu'il existait un lien direct entre un excès de dopamine dans le cerveau et la volonté d'adopter des comportements dangereux et impulsifs. C'est le gène DRD4, récepteur de la dopamine, qui serait responsable de ce comportement. C'est donc aussi grâce ou à cause de lui que l'on a le goût de partir en voyage, à l'aventure.

Selon le biologiste Justin Garcia, de l'institut Kinsey dans l'Indiana, c'est ce même gène qui poussait les hommes préhistoriques à quitter leur résidence pour aller explorer de nouveaux territoires à la recherche de terres où la nourriture serait plus abondante, où il y aurait des abris plus sûrs et où il serait plus facile de se reproduire. 

Ce sont donc ces « pulsions ancestrales » qui se seraient transformées avec le temps et donneraient à l'homme moderne son goût du voyage. L'anthropologue J. Koji Lum de l'Université de Binghamton a confié à l'auteur du livre The Art of Risk que « le gène DRD4, c'est un seul gène, ce qui fait donc que son influence sur la totalité des comportements humain est très petites. Mais ces petites différences s'additionnent et au final il y a peut y avoir un effet conséquent sur la façon donc nous gérons le risque. Chaque individu est différent et chacun va gérer ça à sa façon, d'où les différences de comportement d'un être à l'autre».

Et c'est certain, nous ne sommes pas tous des aventureux qui voulons partir à l'autre bout de la planète toutes les fins de semaine. Certains sont plus tranquilles et n'aspirent qu'à rester à la maison le plus souvent possible. Les autres ont des fourmis dans les gènes...

Source: Travel and Leisure