Pourquoi devons-nous continuer à voyager malgré l'actualité?

Évidemment, les images des attentats qui ont frappé plusieurs pays ces dernières années sont choquantes et nous ont tous laissé sans voix. Évidemment, on s'est dit que ça aurait pu être nous ou nos proches ce jour-là dans cette gare-là, à cette terrasse de café-là. Ce phénomène d'identification est naturel, mais il ne faut pas qu'il paralyse pour autant nos envies de voyage et qu'il ait pour conséquence d'avoir une peur telle que l'on n'ose plus partir dans des pays qui ont été touchés par des attentats.

Faible probabilité

Il est toujours délicat d'avancer des chiffres quand on parle de l'horreur de la mort, du terrorisme. Cela dit, ça peut permettre à ceux qui ont peur de relativiser de façon plus terre-à-terre.

En 2015, le terrorisme a fait, en France, moins de 200 victimes. Si le chiffre est absolument insupportable en soit, le comparer aux nombres de personnes qui ont perdu la vie cette même année sur les routes de la France permet de relativiser sa peur. Il y a eu en effet selon l'Association Prévention Routière, 3 464 morts d'accidents de la route en France en 2015. Il y a donc plus de chances de perdre la vie en visitant la France en voiture que de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Accepter le hasard

Ceux qui ont peur d'aller dans des pays qui ont été touchés par des attentats doivent bien comprendre que la vie est remplie d'événements qu'on ne maîtrise pas, il faut les accepter. Il est très peu probable qu'en se promenant au centre-ville de Montréal on se fasse écraser par une grue qui tombe ou qu'on se prenne un pot de fleur sur la tête, mais ça peut arriver. En 2009, une femme s'est fait écraser par une dalle de béton qui s'est décrochée alors qu'elle était tranquillement en train de souper... Si peu probable qu'il soit, cet accident a bien eu lieu. Va-t-on pour autant rester barricadé chez soi, ne plus sortir au restaurant? Non, il faut accepter le hasard, ne pas y penser. De toute façon, nous n'avons pas de contrôle sur lui.

Les récentes victimes des accidents de Bruxelles, de Sousse, de Paris, de Bamako se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Doit-on pour autant ne plus aller dans ces villes? Nous ne pensons pas. Il faut continuer à voyager, à ne pas s'empêcher de vivre et de se figer de peur. Il ne faut surtout pas priver l'industrie du tourisme de notre présence. Les conséquences pour cette industrie pourrait s'avérer désastreuses si nous cessons de voyager.

Se renseigner

On peut cependant être sélectif dans ses choix de destinations en fonction des avertissements. On vous invite dans ce sens à consulter la page du Gouvernement du Canada qui « fournit aux Canadiens qui voyagent ou qui vivent à l’étranger l’information et les conseils officiels du gouvernement du Canada relatifs aux situations qui pourraient toucher leur sécurité et leur bien-être ». Évitez les pays en guerre ou ceux dont la situation sociale est instable.

Vous êtes une femme et pensez voyager seule? Consultez nos conseils pratiques pour voyager en sécurité.

Mais quoi qu'il arrive, on va continuer de voyager!