5 problèmes de santé qui menacent les voyageurs

Jeune femme dans une couverture qui boit un thé

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Quand on part en voyage, la dernière chose que l'on veut, c'est tomber malade! Voici 5 problèmes de santé qui peuvent pourtant gâcher son voyage.

La phlébite

Si nous sommes très nombreux à avoir « les jambes lourdes » après un vol de plus de 6 heures, qui nous a contraint de rester dans une position assise pendant la grande majorité du vol, certains sont affectés par une maladie plus grave, la thrombose veineuse profonde (ou phlébite).

Cette maladie se développe quand il y a une lésion de la paroi des vaisseaux, ce qui arrive quand on reste assis très longtemps, car il y a alors compression prolongée des cuisses sur le bord d'un siège. Il se développe alors un caillot dans les veines des membres inférieurs, qui est envoyé dans la circulation pulmonaire, ce qui provoque la phlébite.

Cette affection n'est pas à prendre à la légère; il y a chaque année quelques cas, rares heureusement, de morts liées à la phlébite. Pour prévenir la maladie, il est conseillé de marcher régulièrement dans l'appareil, d'étirer ses muscles, de choisir le siège du côté du couloir et d'utiliser des bas de contention. On évitera aussi pendant le vol les somnifères et l'alcool.

Le mal aigu des montagnes

Il a un surnom plutôt sympathique ce mal aigu des montagnes (MAM), mais il est en réalité redoutable. Ce syndrome est lié à une montée trop rapide en haute altitude.

Le cas typique, c'est par exemple au cours d'un voyage au Pérou, de prendre l'avion de Lima pour aller à visita Cuzco. On passe ainsi rapidement d'une altitude de 80 mètres à plus de 3 300 mètres! L'organisme n'a pas le temps de s'acclimater, et comme certaines personnes sont plus sensibles que d'autres à ce changement brutal d'altitude, il en résulte divers troubles: maux de tête, nausées et vomissements, insomnie, fatigue intense, vertiges, perte d'appétit.

Il existe des médicaments à prendre pour éviter le mal aigu des montagnes qui touche 1 personne sur 3 au delà de 2 000 mètres. Si les symptômes disparaissent rapidement après quelques jours et que, dans la plupart des cas, ce problème est sans conséquence graves, il peut malheureusement parfois entrainer un oedème cérébral et pulmonaire pouvant aboutir au coma et à la mort s'il n'y a pas prise en charge rapide.

Les allergies

Quand on reste dans son environnement, on sait généralement si on est allergique et à quoi. Pollen ou poils de chat, on connait les facteurs allergènes qui nous affectent. Mais quand on s'en va en voyage dans un pays qu'on visite pour la première fois, notre corps se retrouve confronté à un nouvel environnement, de nouveaux pollens, des animaux, des insectes, des aliments différents. Le résultat est que vous allez peut-être vous découvrir de nouvelles allergies.

Certaines sont simplement désagréables et sans gravité, mais d'autres peuvent avoir des conséquences plus importantes. Il est donc conseillé de se renseigner avant le départ auprès de votre médecin ou d'une clinique du voyageur sur les allergies répertoriées dans cette destination. Certains médicaments pourront être prescrits de façon préventive ou curative. Si vous êtes déjà souffrant à certaines allergies, le médecin augmentera les doses de votre prescription. Il s'assurera par ailleurs que vos vaccinations sont à jour en fonction de la destination.

Le stress aéronautique

On estime qu'une personne sur 10 a peur en avion et qu'environ 1 sur 3 est carrément anxieuse, voire terrorisée à l'idée de prendre un avion. Il existe tout une gradation de ce « stress en avion » qui va de la simple peur jusqu'au malaise profond et à la crise d'anxiété.

Certains passagers souffrent également de claustrophobie (peur de l'enfermement). Il existe des traitements pour prévenir ces troubles, cela peut être des séances avec un psychologue qui va notamment rationaliser la peur, travailler sur la visualisation d'un prochain vol ou bien le patient peut faire un stage dans un simulateur de vol pour bien comprendre ce qui se passe pendant un vol et que même les turbulences, les éclairs sont des choses normales et sans danger, il y a enfin des options de médication.

Les syndromes du voyageur

Toujours dans la catégorie des troubles psychiques, on trouve le syndrome du voyageur, ou plus exactement LES syndromes. Ils se manifestent de plusieurs façons.

Quand on est confronté au cour d'un voyage à une abondance accrue d'œuvres d'art on parle alors du syndrome de Stendhal. Quand il s'agit d'une abondance de symboles religieux on évoque le syndrome de Jérusalem. Le syndrome indien caractérise des touristes occidentaux plongés dans un pays comme l'Inde, dans lequel ils perdent complètement leurs repères, tout est différent : le bruit, les odeurs, la foule, la pauvreté, le climat etc. Cela peut se traduire par des poussées d'angoisse et une envie de fuir le pays, de rentrer chez soi. Dans des cas extrêmes, on peut aussi voir apparaître des troubles psychiatriques.

Depuis une vingtaine d'années, le syndrome de Paris a été relevé. Il touche particulièrement les touristes japonais qui arrivent à Paris avec une conception et des images de la ville « carte postale », le Paris d'Amélie Poulain, des « années folles ». Face à la réalité, à la violence, au langage et à l'attitude parfois très directes des habitants, certains touristes le vivent mal et présentent des troubles de l'humeur.

Voici 5 autres maladies que vous voulez absolument éviter de contracter en voyage.