Le Woofing, c'est quoi au juste?

Jeune homme qui admire un paysage

Préférez-vous rassembler un troupeau de vaches dans un ranch australien, participer à la cueillette de fruits dans les Alpes françaises ou bien vous occuper d’un chenil de chiens de traîneau au Saguenay? Expérimentez la vraie vie des locaux à l’autre bout de la planète grâce au Woofing, une manière bien différente de voyager.

Claire est partie, seule avec son sac à dos, vivre pendant 10 mois en Australie. Elle ne connaissait personne là-bas et pourtant, dès les premiers mois, elle s’est fait une place dans une famille de fermiers du bush, le désert australien.

Son quotidien sur place : se lever à 4 heures du matin (avant qu’il ne fasse trop chaud) pour aller chercher un cheptel de 200 vaches dans le champ, les traire puis finalement poser des clôtures tout autour des limites de la ferme pour éviter que les kangourous ne défrichent les prairies. L’après-midi est consacré au repos et à la visite des attraits aux alentours.

 

Cette ferme perdue au beau milieu de l’Australie fait partie du vaste réseau World Wild Opportunities on Organic Farms (WWOOF), comme bon nombre d’autres fermes biologiques dans plus de 100 pays à travers la planète. En échange de l’aide apportée par les voyageurs (4 à 6 heures de bénévolat par jour), les propriétaires de la ferme s’engagent à les nourrir et à les loger pendant toute la durée de leur séjour sur place, de quelques jours à plusieurs semaines. Un concept donnant-donnant qui a fait ses preuves depuis les années 1970, lors de la création du réseau en Angleterre.

Si la plupart des Woofers, comme on appelle ces bénévoles, sont des voyageurs individuels qui cherchent à allier immersion dans le pays visité et voyage à moindre coût, il existe aussi des familles avec enfants qui tentent l’expérience. C’est l’occasion de faire participer tout le monde à une expérience inoubliable. Il faut pour cela bien choisir ses hôtes d’accueil (leur indiquer l’âge des enfants par exemple), les tâches à accomplir à la ferme (nourrir les animaux, cueillette, etc.) et vérifier leur patience face aux bouts de choux.

Nathalie et Olivier sont partis 2 semaines dans une ferme des Alpes avec leur fillette de 4 ans. Celle-ci s’amusait à cueillir les fruits le matin puis les parents continuaient à nettoyer le verger pendant sa sieste. Le reste du temps, ils ont fait des randonnées et se sont promenés dans les villages voisins. Ce qui les a particulièrement charmés lors de ces vacances pas comme les autres, c’est le partage et les échanges qui se créent entre la famille qui reçoit et leurs invités. C’est souvent l’occasion pour les petits voyageurs de rencontrer des enfants locaux et de partager leur quotidien.

Mais ce bénévolat immersif ne s’arrête pas au domaine de l’agriculture. Vanessa accueille depuis plusieurs années des voyageurs du monde entier qui l’aident à s’occuper de ses chiens de traîneau, dans son chenil de L’Anse-St-Jean, au Saguenay. Vanessa est musheuse (meneuse de chiens) professionnelle et guide ses clients en traîneau autour de son terrain enneigé. Elle a accueilli l’hiver dernier une jeune Française venue l’aider à nourrir les chiens, atteler les traîneaux, initier les clients à la conduite et aider à la préparation des lunchs. En échange, Vanessa lui a offert le gîte et le couvert tout l’hiver. Les deux femmes s’entendent pour dire que le concept du Woofing est bien plus qu’un travail bénévole ou un service rendu : « C’est avant tout une aventure humaine! »

Bref, un rêve pour tous ceux qui souhaitent aller au-delà du simple voyage touristique et pousser l’expérience jusqu’à adopter le rythme et le quotidien des locaux. Un vrai séjour immersif.

 

La bonne récolte! #woofing #newzealand #gardening

Une photo publiée par Flo (@miyako37) le

WWOOFing : mode d’emploi

Le réseau WWOOF est mondial. Pour y participer, il faut s’inscrire et payer des frais afin d’accéder aux annonces de centaines de fermes en fonction du pays de recherche.

Le WWOOFing n’est pas considéré comme un travail, mais le logis et la nourriture peuvent être vus comme une forme de rémunération, en Nouvelle-Zélande par exemple. Il faut donc se renseigner sur la nécessité d’un permis de travail en plus du visa de touriste dans certains pays.

D’autres réseaux de bénévolats existent comme HelpX, très développés en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Texte : Frédérique Sauvée

Cet article est une gracieuseté du Magazine Destination famille.