5 expériences extraordinaires à vivre à Varanasi

    Considérée comme la plus sacrée des villes saintes indiennes par les Hindous, Bénarès ou Varanasi (son nom indien, alliant Varuna et Asi les deux rivières qui s’y rejoignent) attire chaque jour des centaines de pèlerins venus laver leur corps et leurs péchés dans les eaux du Gange. La ville que l’on dit établie par le dieu Shiva s’élève au rang de lieux incontournables à visiter au moins une fois dans une vie. Voici 5 expériences extraordinaires à vivre dans cette ville colorée résolument portée par un vent de magie et de mystère.

    Marcher sur la promenade menant aux 84 ghats de la ville

    Sarah-Émilie Nault

    C’est une promenade de 6,7km longeant le Gange qui mène d’une extrémité à l’autre de la ville sacrée. On l’emprunte pour y marcher à son rythme et croiser les 84 ghats (ces ensembles de marches donnant accès à un cours d’eau, ici la rivière Ganga) de l’ancienne Bénarès. Si 5 d’entre eux révèlent un caractère glorieux pour les baigneurs venus se délester de leurs péchés, c’est qu’ils représentent les 5 endroits choisis jadis par autant de dieux venus se baigner à Varanasi. Le ghat Dashashwamedh, considéré comme le ghat le plus sacré de la ville, propose chaque soir une magnifique (et très courue) cérémonie des lumières (aarti).

    Se balader en bateau sur le Gange sacré

    Sarah-Émilie Nault

    Que ce soit pour le simple plaisir de se balader sur le Gange, se rendre sur l’autre rive transformée en sorte de « plage » pour les voyageurs indiens, s’approcher et se recueillir en silence près des crématoriums en plein air ou admirer les fascinants rituels des pèlerins venus s’immerger au pied de l’un des 5 ghats sacrés, rien ne vaut une balade en bateau à Varanasi. En prenant place sur une barque ou un bateau à moteur aux aurores, on s’assure de se retrouver aux premières loges pour regarder les dévots vivre l’un des plus grands moments de leur vie. Le tout sur fond de somptueux lever de soleil indien.  

    Réfléchir sur la mort et les traditions funéraires hindoues aux crématoriums

    Sarah-Émilie Nault

    S’il est une expérience suscitant autant d’émotions vives que paradoxales à Varanasi, c’est bien celle d’une visite dans l’un de ses deux crématoriums à ciel ouvert. Reconnue comme étant l’un des lieux ultimes où les Hindous désirent finir leurs jours, la ville de Varanasi promet aux pèlerins que le Gange transportera leur âme directement au paradis (peu importe l’état de leur karma). Voilà pourquoi les gens s’y rendent par milliers; certains pour y attendre la mort, d’autres pour y procéder aux rituels funéraires hindous les plus fascinants qui soient. S’il vaut mieux faire appel aux services d’un guide indien afin de saisir la véritable portée de ces traditions, c’est que chaque menu détail de la cérémonie de crémation porte une réelle signification. De l’immersion et la purification du corps dans l’eau sacrée, aux tissus colorés offerts par la famille au défunt comme dernier présent, en passant par les décorations de fleurs de roses et d’œillets d’Inde, le rasage des cheveux et la baignade de l’aîné de la famille vêtu de blanc venu demander la permission d’utiliser le feu éternel du crématorium pour brûler le corps, les traditions de cette cérémonie de crémation extérieure - comme les images et les parfums qu’elles imposent – restent à jamais gravés dans les mémoires.  

    Visiter la cité bouddhiste et certains des 2 000 temples de la ville

    Sarah-Émilie Nault

    Le long du Gange ainsi qu’à travers la ville de Varanasi, ce sont des milliers de temples hindous qui s’élèvent. 2 000 pour être plus exact, érigés au fil de l’histoire par différents rois, saints, prêtres et communautés. Le plus populaire - et le plus célèbre temple hindou - est Kashi Vishwanath, le temple d’or dédié au dieu Shiva. À une dizaine de kilomètres de la ville, la cité bouddhiste Sarnath se veut le lieu où Bouddha lui-même aurait livré son premier enseignement. L’endroit est évidemment considéré comme sacré dans la religion bouddhiste.

    Célébrer Holi, le festival des couleurs

    Sarah-Émilie Nault

    Ce n’est qu’une fois par année – à l’équinoxe du printemps - qu’est célébré Holi, le fameux festival indien des couleurs. Si la chance (ou la planification) est de votre côté, vous aurez l’opportunité de vivre l’une des plus grandes expériences de voyage de votre vie. Ce fut notre cas les 1er et 2 mars derniers, alors que les jeunes hommes et enfants indiens avaient pris d’assaut les rues de la ville sainte afin de célébrer le dieu Krisna. (Les femmes indiennes ne participant pas vraiment aux célébrations reliées à Holi, du moins pas à Varanasi...) Une tradition qui existerait depuis l’antiquité. Les célébrations se déroulent en deux temps : une première soirée où des feux de joie sont allumés dans les rues en l’honneur de la création de la démone Holika brûlée par le dieu Vishnu et la journée suivante où les quelques touristes se mêlent aux habitants et aux enfants afin de se lancer de la poudre et des jets d’eau colorés (au point de se recouvrir le corps en entier). Les groupes de jeunes indiens se rendent aussi danser dans les rues et la place centrale. (*Il est recommandé de faire preuve de grande prudence lorsqu’on célèbre Holi, car aussi mythique et amusante soit cette grande fête, l’excès d’alcool de nombreux jeunes Indiens rend l’expérience parfois très intense, notamment pour les quelques touristes blancs féminins.)

     

    -Au Québec, l’agence de voyages Esprit d’Aventure propose la création de voyages sur mesure avec guide-chauffeur aux voyageurs désirant découvrir l’Inde. Cette agence m’a permis de concocter un itinéraire indien à mon image et de profiter des compétences et du service d’un guide local à Varanasi. 

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