Indonésie : les temples et lieux sacrés

Thinkstock / mihtiander

À Bali, le sacré est partout. Au coin d’une rue, devant une maison ou un hôtel, à l’entrée du village, sur le tableau de bord du bus, des autels dédiés aux divinités, aux ancêtres ou à la nature témoignent de la spiritualité des Balinais. Les temples - on en compte plus de 2 000 !- et les sanctuaires de l’île sont des lieux de pèlerinages et de fêtes rituelles toute l’année.

Les dieux et les fêtes

Les Balinais sont restés hindouistes dans l’Indonésie musulmane, mais ils ont intégré l’animisme et le culte de la nature de leurs ancêtres. Leur panthéon reconnaît de nombreuses divinités faisant l’objet de vénération. Le calendrier balinais recense de nombreuses célébrations, la plus importante (tous les 210 jours) est le Galungan. Trois jours de ferveur pour les pèlerins apportant des offrandes, du riz, des fleurs, de l’encens aux dieux.

Besakih

Temple « mère », les anciens y vénéraient le dieu du volcan. Sous les royaumes hindouistes du XIVe siecle, il est devenu le temple le plus sacré de Bali (au pied du mont Agung). On y vénère Brahma le créateur, Vishnu le protecteur, Shiva le destructeur… Une route pavée mène aux 170 sanctuaires repartis en terrasses. Visitez-le lors d’une fête religieuse (une cinquantaine dans l’année) qui anime, par ses processions, la rigueur des lieux.

Pura Kehen

Un dragon terrifiant vous accueille en haut d’un monumental escalier orné de sculptures en pierre volcanique et flanqué d’éléphants. Ses mains griffues arrêtent les mauvais esprits. Sanctuaire en trois terrasses du XIe siècle, Pura Kehen est le deuxième plus grand temple de Bali.

Lac Bratan

Ulun Danu est un temple hindo-boudhiste qui reflète la silhouette de son toit étagé, en onze paliers, dans les eaux calmes du lac Bratan. Consacré à la déesse des Eaux, c’est l’un des plus élégants lieux de méditation de Bali. Le paysage est nimbé de sérénité, parfois contrariée par l’arrivée des cars de visiteurs.

Uluwatu

Dans la presqu’île de Bukit, voisin des hôtels de Nusa Dua, ce petit temple du IXe siècle se niche en haut d’un étroit promontoire surplombant l’océan. Vous le découvrirez en haut d’un escalier bordé de frangipaniers. Il est dédié aux dieux de la mer, mais ce sont les singes qui en sont les gardiens malicieux.

Tanah Lot

Autre temple marin fondé au XVe siècle par un prêtre brahmane, Tanah Lot est construit sur un rocher en pleine mer au large de Kediri. Très fréquenté par les touristes venant admirer la splendeur de ses couchers de soleil, allez plutôt le découvrir le matin.

Sangsit

Au nord-est de Singaraja, le Pura Beji de Sangsit est un temple consacré à la déesse du Riz. De style baroque flamboyant propre au nord de l’île, il a été construit au XVe siècle.

Mengwi

Le Pura Taman Ayoun, de l’ancienne capitale royale de Mengwi, est un temple tranquille entouré de douves, érigé au XVIIe siècle.

Gunung Kawi

La « montagne des poètes » est un site grandiose qui abrite un temple du XIe siècle taillé dans le flanc de la roche volcanique. Vous y verrez d’étranges tombeaux, monuments funéraires glorifiant les familles royales dans l’au-delà et des bassins de purification alimentés par les sources montagnardes.

Taman Ayun

Mont sacré situé au sud de Bali, c’est aussi le plus haut, il culmine à 3 142 m. Siège des dieux, il est le point de convergence de toute la spiritualité de l’île régissant l’orientation des temples et des autels. Vous pouvez accéder à son temple après une ascension d’une bonne heure.

Goa Gadjah

La « grotte de l’éléphant » de Bedulu est une crevasse qui servait d’ermitage aux moines au XIe siècle. Découverte en 1923, elle tient son nom d’un monstre sculpté, nanti d’oreilles de pachyderme, d’yeux exorbités et de dents menaçantes. Il est devenu le masque balinais le plus populaire. D’autres créatures fantastiques hantent le lieu.