République dominicaine : nature et découvertes

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Le patrimoine naturel de la République Dominicaine est encore assez peu connu. Et pourtant, elle dispose d’une richesse exceptionnelle pour une évasion passionnante agrémentée de multiples activités. Et puis ce jardin au cœur des Caraïbes est le refuge d’une faune et d’une flore particulièrement riches.

Le parc national de Los Haïtises
Au nord-ouest, dans la baie de Samana, le parc national de Los Haïtises a la particularité d’offrir au regard de bien étranges formations de calcaire qui surgissent de la mer, il s’agit des « mogotes » (îlots de formation karstique, paysages uniques dans les Caraïbes). Là, 700 plantes vasculaires foisonnent dans la forêt subtropicale humide. Et la végétation du littoral, constituée de mangroves, est un lieu prisé des lamantins, mammifères marins aujourd’hui en voie de disparition. De nombreux îlots abritent des grottes ornées de vestiges précolombiens de la civilisation des Indiens Tainos. Il se visite depuis Sanchez à bord de bateaux rapides qui rejoignent la baie San Lorenzo où se jette le rio Cano Hondo pour une remontée à travers un dédale de mangroves.
 
Le centre, les Alpes Dominicaines
Ce jardin de la République Dominicaine étonne par ses majestueuses montagnes propices à de belles randonnées. On y pratique aussi tous les sports « nature » comme le canyoning, le rafting et le VTT. Et, dans cette région qui est aussi un grenier agricole, avec La Vega, l’une des plus anciennes villes sucrières, Moca, reine du café, et, Santiago, entourée de champs de tabac, des « fincas » (auberges) organisent de fascinantes excursions pour les amoureux de la nature. Là, ne manquez pas les parcs nationaux Armando Bermudez, José Del Carmen Ramirez, Valle Nuevo.
 
Tous les mystères du Sud-Ouest
Voici une région magique, avec des paysages splendides, à perte de vue : on y ramasse des cristaux de larimar ; on y scrute le plumage orangé de canards endémiques ; on y observe des crocodiles américains, des iguanes, des flamants roses… Un monde où l’émotion sans cesse se renouvelle à chaque découverte. Ici, Le parc national du lac Enriquillo est entouré d’agréables sources d’eau sulfureuse et fraîche, comme la piscine Azufrada où se trouve l’embarcadère pour l’île Cabritos. A savoir : dans les villages implantés sur la rive du lac, on découvre des vestiges de la civilisation des Indiens Taïnos comme le site archéologique de Las Caritas.
 
Le parc national de l’Est
Au sud-est du pays, entre Bayahibe et Boca Chica, le parc national de l’Est inclut l’île de Saona, séparé de la côte par le canal de Catunao. Sa végétation est une combinaison de forêt subtropicale humide, de forêt sèche et de forêt de transition, avec de nombreux arbres endémiques. Des plages isolées abritent la très rare « paloma coronita » (pigeon à couronne blanche), l’iguane rhinocéros et diverses espèces de tortues.
 
Baleines à bosse et lamentins
Impressionnante, la baleine à bosse, descendue de l’Atlantique Nord, vient tous les ans par centaines, se reproduire ou mettre bas dans les eaux chaudes de la baie de Samana. Elle mesure entre 12 et 15 m de long pour un poids de 40 à 60 tonnes. Un spectacle extraordinaire à découvrir, de janvier à mars, au cours de safaris en bateau organisés depuis Santa Barbara de Samana, la capitale régionale. Les lamentins, eux, sont des mammifères herbivores aquatiques au corps massif qui atteignent 3 m de long et pèse jusqu’à 500 kg. On peut les observer tout au long de l’année. A savoir : l’équipe de Kim Bedall, célèbre pour son engagement dans la protection des baleines, propose des excursions sur le site d’observation des baleines à bosse. Elle apporte, en plus de sa longue expérience sur le terrain, une réelle connaissance scientifique.

 

(BUM)