COVID : Tout ce qu’il faut savoir avant de voyager à l’étranger

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Marie-Ève Laforte
par Marie-Ève Laforte

Ça y est, l'Europe et Cuba sont des destinations de nouveau accessibles pour les Canadiens. Et les vols sont incroyablement abordables en ce moment : autour de 400$ aller-retour pour des destinations européennes, comme le Portugal en vol direct par exemple. C’est du jamais vu!

Alors disons que c'est tentant, particulièrement pour ceux et celles qui ont trouvé le confinement difficile et qui ont une forte envie de s’évader. 

Mais avant d’acheter un billet d’avion sur un coup de tête, voici ce qu’il faut savoir sur les voyages à l'étranger en cette période de déconfinement.

1. Le masque est de rigueur durant le transport

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Il faudra porter un masque dès l’entrée dans l’aéroport puis durant tout le vol et ce, jusqu’à la sortie de l’aéroport à destination. 

Si, comme bien des gens, vous trouvez ça long de « l’endurer » pendant que vous faites l’épicerie, disons que ça risque d’être assez pénible. Surtout dans un contexte pas toujours évident de transport aérien, c’est-à-dire en vase clos, dans un espace restreint, assis sans bouger pendant plusieurs heures avec un tas d’inconnus pas toujours sympathiques ni courtois.

Pour certaines destinations européennes, ça peut vouloir dire plus de 12 heures avec un masque.

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2. Les aéroports sont des endroits au risque élevé

Aéroport consigne de sécurité COVID

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Bien des gens ont peur de l'avion comme vecteur de transmission du coronavirus. Mais bien que ce ne soit pas un endroit au risque nul, le risque de transmission est moins élevé que l’on pourrait croire, étant donné que l’air est constamment filtré et recyclé très souvent, et ce, tout au long du vol. Toutefois, il peut quand même y avoir un danger : être assis à côté d’une personne infectée pendant une longue période de temps.

Par contre, les aéroports eux sont toujours considérés à risque élevé; ça peut difficilement être autrement puisque c’est un endroit où beaucoup de gens provenant de partout transitent. D'ailleurs, il y a plusieurs situations où il est pratiquement impossible d’effectuer une bonne distanciation dans un aéroport, sans compter qu'il y a beaucoup d’occasions de toucher à des surfaces potentiellement infectées.

3. Le Canada recommande encore d'éviter les voyages non-essentiels

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La consigne n’a pas changé depuis la mi-mars : le gouvernement fédéral affirme encore qu’il faut « éviter tout voyage non-essentiel à l’extérieur du pays » jusqu’à nouvel ordre.

Ainsi, ce n’est pas interdit et oui, il demeure possible de voyager. Mais un tel avertissement gouvernemental, c’est quand même quelque chose de sérieux. Il faut un peu le voir comme une mise en garde et que si quelque chose arrive là-bas, l’ambassade ou le consulat sur place ne pourra probablement pas vous aider ni vous rapatrier.

4. La quarantaine au retour a été prolongée jusqu’à la fin de l’été

Retour voyage

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Il s’agit d’une autre consigne qui est toujours en vigueur : à votre retour de voyage, il est obligatoire de vous placer en quarantaine pendant 14 jours

Ça veut dire : rester au même endroit sans sortir pendant 2 semaines - donc sans aller au travail, sans aller à l’école, sans faire de courses, sans recevoir personne chez soi et sans effectuer aucune autre activité, ni même sortir pour prendre des marches (sortir sur son balcon ou dans sa cour est permis). C'est donc un pensez-y bien.

5. Des quarantaines sont parfois imposées aux voyageurs à destination

quarantaine en voyage

Benny Marty/Shutterstock

Il n’y aura pas de quarantaine en arrivant à Cuba par exemple, mais dans certains pays européens, une période d'isolement est obligatoire. Il faut vérifier au cas par cas, selon le pays de destination et votre nationalité. 

L’obligation d’effectuer une quarantaine sur place vient d’être levée en France et en Allemagne par exemple, mais au Royaume-Unis, elle est toujours en vigueur pendant 14 jours.

Pour ceux qui auraient aimé profiter de la proximité pour voyager d’un pays à l’autre une fois en Europe, ça risque de ne pas être possible, car certains pays ne sont toujours pas rouverts aux touristes.

6. La plupart des assureurs ne couvrent pas la COVID-19 

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Ce qui signifie : pas de remboursement si le vol est annulé. Pas de remboursement si vous devez vous-même annuler le voyage quelques jours avant, si disons vous êtes tombé malade.

Et ça signifie surtout que si jamais vous contractez la COVID-19 sur place, aucun frais médical ou d’urgence ne sera remboursé.

7. Beaucoup d'attraits touristiques ne sont pas encore rouverts 

Restaurant fermé Indonésie

Gekko Gallery/Shutterstock

De nombreux hôtels, restaurants, musées, moyens de transport, endroits et attractions touristiques sont toujours fermés à destination, ou encore imposent des restrictions importantes. Alors peut-être que ce que vous aviez envie de voir ne sera même pas ouvert, qu’il n’y aura pas grand-chose à faire et/ou que les restrictions ne rendront pas le séjour très agréable…

Habituellement, les touristes s’attendent à faire la file pour accéder aux attractions majeures, mais peut-être moins pour aller chercher quelque chose à l’épicerie, obtenir une table dans le seul café ouvert du quartier, avoir accès à un bout de plage ou encore faire prendre sa température partout...!

Alors, est-ce que ça vaut la peine de quitter le pays cet été?

Il peut y avoir des gens pour qui la situation rend quand même le voyage intéressant! Par exemple, si vous avez de la famille là-bas, un endroit où rester et que vous y alliez surtout pour les voir plutôt que de faire du tourisme, le contexte actuel est beaucoup moins important.

Aussi, si vous pouvez travailler à la maison jusqu’à nouvel ordre, la quarantaine au retour est également plus facile à gérer, en autant de prendre des dispositions pour faire livrer l’épicerie et autres denrées essentielles.

Mais pour les autres, la situation est plus que jamais propice à rester ici cet été. Il y a de si beaux coins à découvrir et puis comme ça, on aide à relancer notre propre économie touristique.

Marie-Ève Laforte
par Marie-Ève Laforte