8 côtés plates de voyager dont on ne s'ennuie pas! (article 100% mauvaise foi)

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David Nathan
par David Nathan

Il n'est vraiment, mais vraiment pas recommandé de voyager présentement dû à la hausse de cas de COVID-19, en cette deuxième vague. Alors pourquoi ne pas faire l'exercice suivant : repenser à tout ce qui est désagréable dans le fait de voyager, tous les inconvénients, histoire d'être moins frustré de ne plus visiter la planète.

On va repenser aux côtés négatifs et s'il le faut, on va en inventer certains. *Attention, article 100% mauvaise foi!

1. Voyager, c'est fatiguant

Repensons quelques instants à nos voyages précédents et réalisons à quel point rien n'est plus fatiguant que de voyager.

Entre le réveil aux aurores pour aller à l'aéroport attraper un avion qui décollera avant le lever du soleil, cette escale interminable de deux heures dans un second aéroport, les 10 heures de vol et les 45 minutes en taxi pour arriver enfin à son hôtel... Oui, voyager, c'est très épuisant!

attendre vol long

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2. La bouffe d'avion, c'est pas mangeable

Même s'il existe des plateaux-repas améliorés (mais pour lesquels il faut débourser un supplément), la nourriture qui est servie en classe économique, en règle générale, n'est pas des plus... satisfaisantes.

Le petit pain rectangulaire sous plastique n'est jamais croquant, les plats servis (le fameux dilemme « pâtes ou poulet ») n'ont que rarement suscité l'extase gustatif des passagers. Sans compter qu'il faut aimer manger avec des ustensiles miniatures et en plastique.

Oui, bien sûr que c'est différent d'une compagnie à l'autre et oui il arrive même que la nourriture d'avion soit tout à fait correcte, mais c'est un article 100% mauvaise foi, n'oubliez pas.

Voyager c'est nul, ou comment être de très mauvaise foi

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3. Voyager, ça coûte cher

Voyager, ça coûte très cher. Voilà un argument irréfutable et qui va tous nous faire apprécier le fait de ne plus avoir à voyager : on fait de grosses économies!

Pas de billet d'avion ou de train à acheter, pas de gaz à dépenser pour le road trip, pas de frais de location de véhicule, pas d'hôtel à payer, de massages au spa, etc. Il faut se dire qu'on va pouvoir économiser pour s'offrir un prochain voyage encore plus beau... un jour!

4. Voyager, c'est souvent la même chose

Qu'est-ce qui ressemble plus à une vieille église ou une chapelle... qu'une autre vieille église ou une autre chapelle? Si l'on n'est pas un spécialiste de l'architecture religieuse, il y a de fortes chances qu'on ne voie pas la différence.

Et puis quoi de plus ressemblant que deux tout-inclus avec leurs mêmes plages, leurs mêmes piscines et leur inévitables jeux du midi sur une musique trop forte, avec leur même bière légèrement tiède que les clients les plus assoiffés boivent bien trop tôt? Sans parler des buffets gargantuesque qui se ressemblent tous et dont les plats sont infestés de poils de nez, de crème solaire et de sueur. Les activités, elles aussi, sont toujours les mêmes: bronzer, se baigner, faire un peu de sport, manger, faire le party, dormir et recommencer le lendemain.

Là encore, le lecteur comprendra que la mauvaise foi est de mise ici...

Voyager c'est nul, ou comment être de très mauvaise foi

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5. Préparer un voyage, ça prend beaucoup de temps

Même un voyage de dernière minute, ça prend du temps à préparer. Alors imaginez ceux qui impliquent toute la famille ou un large groupe d'amis. Entre le choix de la destination sur laquelle il faut souvent négocier avec les autres participants, les réservations en ligne de tous les billets qu'il faut faire, les activités à destination à prévoir, son assurance voyage à vérifier, sa valise à faire...

Non vraiment, décidément, c'est une perte de temps infinie dont on est bien content de se passer!

6. Dormir en avion, c'est vraiment pas évident

Ceux qui ont déjà passé une nuit dans l'avion en classe économique connaissent sûrement le bonheur de devoir trouver le sommeil sur un siège minuscule qui s'incline à peine, nous obligeant à dormir en position assise/tordue ou avec la technique du dodo-sur-la-tablette-les-bras-croisés.

Le sommeil en classe économique se découpe en tranches de 10 minutes maximum, chaque mini-cycle pouvant être interrompu par le monsieur à gauche qui vous obligera à vous lever pour faire pipi chaque heure, l'hôtesse qui annoncera que les articles sans taxes seront bientôt disponibles à l'achat et les lumières qui se rallumeront en préparation de l’atterrissage, le tout quand on allait enfin s'endormir.

Voyager c'est nul, ou comment être de très mauvaise foi

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7. Quand on voyage, on n'est pas dans nos affaires

Ce qu'il y a de bien quand on est chez soi, c'est qu'on reste dans nos affaires. C'est un sentiment très agréable que celui d'avoir ses repères, ses habitudes et ses petites routines au quotidien.

En voyage, c'est tout l'inverse; il faut s'adapter à un nouvel environnement, dormir dans un lit qui n'est pas aussi confo que le sien, il faut s'habituer à la nourriture locale qu'on a parfois du mal à digérer, le bruit du resort le soir qui nous empêche de dormir, sans parler du décalage horaire qui vient perturber notre cycle du sommeil.

8. Quand on ne voyage pas, on pollue moins la planète

Ce n'est pas un secret : voyager, prendre l'avion, faire de grandes distances en auto, ce n'est pas très bon pour la planète. En arrêtant de voyager, nous pouvons au moins se dire que notre bonne vieille planète Terre prend une pause bien méritée.

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Vous pouvez continuer vous-même cette liste des raisons qui font en sorte qu'on est bien content de ne pas voyager pour le moment, avec cette bonne dose de mauvaise foi.

Car au fond, nous sommes très nombreux à attendre de pouvoir repartir enfin en voyage en toute quiétude et sécurité. Et quand ça arrivera à nouveau, promis, on ne se plaindra pas!

David Nathan
par David Nathan