Un long week-end dans la festive Provincetown

Provincetown

Sarah-Émilie Nault

Sarah-Émilie Nault
par Sarah-Émilie Nault

Depuis la grande ville de Boston, on l’atteint aisément en une heure trente de traversier: Provincetown, petit village de la Nouvelle-Angleterre reconnu pour son caractère ouvert, plus que festif et pour accueillir plus de 66% de visiteurs provenant de la communauté LGBT, sait aussi se faire tout doux. Retour sur un long week-end bien rempli au cœur de ce port de pêche - dressé à la pointe de la presqu’île du cap Cod – fort animé en été surnommé P-Town.

Vendredi :

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On pose d’abord ses valises au Eben House, une ancienne maison de capitaine datant de 1775 transformée en fort charmant B&B hôtel-boutique. Sur place, on dort comme des loirs, on déguste un petit-déjeuner rustique composé d’ingrédients frais et locaux, on relaxe dans un hamac installé sur la terrasse ou on se rafraîchit en faisant un saut dans la piscine d’eau salée. Le tout dans un chic décor marin et juste assez champêtre frôlant la perfection.   

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On se rend ensuite au Pilgrim Monument commémorant l’arrivée des Pères pèlerins à bord du Mayflower le 21 novembre 1620. La montée de la tour haute de 252 pieds se fait en empruntant les 116 marches et les 60 rampes et est récompensée par le plus beau point de vue sur la ville, la région, leurs plages et la baie de Cape Cod. Au musée de l’endroit, on comprend mieux l’histoire de la ville, de l’arrivée des Pères pèlerins et de la signature du Mayflower Compact, souvent désigné comme la base de la constitution des États-Unis. 

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On poursuit la journée en se rendant découvrir le quartier The Gallery District qui, depuis 1916, est porté par un réel art de vivre bohémien. On y croise galeries - on en compte plus de 60, ainsi que plusieurs écoles d’art - et artistes venus de la ville et d’ailleurs, membres de la communauté gaie ou pas, si inspirés par les splendeurs des environs que plusieurs ont fait de Provincetown leur première ou seconde maison. On fait aussi un arrêt obligatoire à la Provincetown Public Library où s’élève l’immense réplique de la goélette Rose Dorothea (faisant la moitié de sa taille originale) en plein centre de la bibliothèque. 

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Pour une sortie étonnante, on prend place dans l’un des jeeps de Art’s Dune Tours pour une balade (en français!) à travers les dunes du Cape Cod National Seashore. Depuis 1946, la compagnie familiale permet aux visiteurs d’accéder à quelque unes des 44 000 acres de terrain protégées (on salue l’initiative d’un certain monsieur Kennedy en 1961) longeant la côte de l’Atlantique. Entre l’histoire des célèbres invités des « dunes shacks » - ces petites cabanes de bois jadis utilisées par les employés de la garde côtière aujourd’hui devenues sites nationaux historiques – (Tennessee Williams a écrit la pièce « Un tramway nommé désir » dans la cabane Euphoria et la légende veut que Marlon Brando ait fait son audition au milieu des dunes) et les arrêts coucher de soleil, pique-nique ou découverte de certains phares de la côte, le temps file aussi rapidement que les pneus sur ces sentiers sableux. Tours de jour, au coucher du soleil, combinaison kayak et de groupes possibles.    

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Avant ou après s’être baladé à la marina pour immortaliser les bateaux de pêcheurs de homards, on accompagne la salade de morue, le lobster roll, le fish & chips ou le taco au poisson du sympathique petit restaurant The Canteen d’un bon verre de vin. .

Samedi :

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Question de bien débuter la journée, on attrape un café au Café at Spindler’s, le café voisin du joli restaurant-bar du même nom offrant brunchs, repas du soir et bons cocktails en soirée. On monte ensuite à bord du Mayflower Trolley pour un tour de ville commenté de 45 minutes éclairant les visiteurs sur cette ville reconnue pour l’art et son histoire (notamment celle des années 40 et 50 alors que les grands artistes se rendaient à Provincetown tels Jackson Pollock et Andy Warhol), les lieux où se dressent les maisons historiques et les celles traditionnelles du Cap, les 4 phares dont celui de Race point, le lieu d’abordage du bateau May Flower et les fameux champs de canneberges.

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On prend ensuite le temps de marcher sur la plage pour atteindre le Harbor Lounge pour un 5 à 7 bien festif au bord de l’eau. On se doit aussi de manger du homard (sous toutes ses formes) au mythique restaurant The Lobster Pot puis d’assister à l’un des nombreux spectacles de cabaret drag queen dans l’un des tout aussi nombreux bars et salles de spectacles de la ville.

Dimanche :

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Le dimanche, on fait comme les habitants locaux et on se rend boire un café matcha et déguster un bol déjeuner, une crêpe ou un smoothie dans le joli établissement à la déco immaculée du Mama Matcha Green Bar. Puis, on grimpe sur un vélo et on roule le long de la douzaine de kilomètres de la piste cyclable de Beach Forest, ou encore dans le parc Cape Cod National Seashore sur fond d’océan Atlantique. Au retour, un arrêt gourmand s’importe à la boutique The Fudge Factory sur le chemin du merveilleux musée PAAM : Provincetown Art Association and Museum présentant diverses expositions faisant plonger dans l’histoire de l’art américaine. 

-Pour en savoir plus sur Provincetown, qui s’apprête à célébrer ses 400 ans en 2020, c'est ici

-Pour ne rien manquer des événements et grandes fêtes de l’été, tel le Bear Week (13-21 juillet), le Provincetown Jazz Festival (15-19 août) ou le Carnaval 2019 (15-24 août, 41e parade annuelle du Carnaval le 22 août) de Provincetown: