Avoir de la famille à l’étranger en temps de COVID : comment ça se passe réellement

Avoir de la famille à l’étranger en temps de COVID : comment ça se passe réellement

Noémie Bannes

Photo auteur Noémie Bannes
par Noémie Bannes

La pandémie affecte plusieurs sphères de nos vies depuis un bon moment déjà. Ces derniers 6 mois auront été les plus riches en émotions - les plus belles comme les plus difficiles - et malheureusement, ce n’est que le début. Cela dit, déjà bien avant la COVID et ses restrictions, avoir la moitié de ma famille en France a toujours été un défi.

Pour vous mettre en contexte, ma mère est québécoise et mon père est français. Depuis maintenant 20 ans, ma soeur et moi vivons à distance de notre papa et de notre famille paternelle. Malgré 7 heures d’avion qui nous séparent, l’amour a toujours été présent. Nous n’avons jamais perçu ces milliers de kilomètres comme une séparation, mais plutôt comme une raison de s’aimer plus fort.

Famille à l'étranger Noémie

Noémie Bannes

Évidemment, la pandémie apporte son lot de complications. Bien que les frontières vers l’Europe pour les Canadiens soient ouvertes depuis début juillet, le risque est toujours bien présent. Je crois que c’est une situation à ne vraiment pas prendre à la légère et c’est pourquoi, je ne me sens toujours pas à l’aise d’aller visiter ma famille en France.

Bien que mes grands-parents aient une santé relativement bonne, avec le risque de complications plus important pour les personnes âgées, j’ai pris la décision de repousser ma date de visite. Je ne veux pas les exposer aux risques davantage. Les moments passés avec les membres de famille sont toujours remplis de bonheur, d’amour et de joie. Loin de là mes intentions d’ajouter un stress dans le portrait; je préfère les retrouver en toute quiétude et profiter de chaque moment paisiblement avec eux.

Grands-parents Noémie

Noémie Bannes

Bien que je me console à cette idée, elle n’enlève pas toutes les inquiétudes et le sentiment d’impuissance que je peux ressentir présentement. Il est plus facile de me rassurer pour mes grands-parents au Québec puisque moindrement s’ils ont besoin de quelque chose, je sais que je peux les aider à tout moment. Malgré que mon pépé André et ma mamie Yvette en France soient entre de bonnes mains, toute cette situation me rappelle que la distance est belle et bien présente, qu’on le veuille ou non.

Malgré tout, il y a du bonheur. Ma cousine et son copain qui offrent à mes grands-parents de devenir arrière-grands-parents pour la première fois avec leur belle Sophie, que j’ai si hâte de rencontrer et de gâter. Ma demi-soeur et son mari qui ont mis au monde le doux et gentil Valentin, dont le charisme transparaît même à travers les photos vues sur mon téléphone. Mon cousin qui vient tout juste de fêter ses 18 ans! Mon papa et ma belle-mère d’amour qui travaillent malgré les conditions difficiles. Ma cousine qui continue d’être aussi pétillante et joyeuse, sans laisser de côté sa tête dure (c’est de famille héhé!). Et finalement, ma tante et mon oncle qui continuent de rependre l’amour et le bonheur, peu importe où ils sont.

Famille à l'étranger Noémie

Noémie Bannes

Malgré toutes les inquiétudes qu’on peut ressentir actuellement par rapport à la pandémie, l’important, c’est d’en ressortir le maximum de positif. Bien que ça peut être difficile parfois, il y a toujours quelque chose de beau sur lequel on peut concentrer nos énergies.

À tous ceux et celles qui vivent la même chose, je vous envoie beaucoup d’amour et de courage. Ça va bien aller! xx

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